Niveau
Avancé
Difficulté
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Si les quatre impromptus D. 935 forment bien une sonate déguisée, comme le pensait Schumann, celui-ci en est le finale. Il en a d'ailleurs toute l'allure : rapide, brillant, emporté, il referme le recueil sur une énergie que les trois pièces précédentes n'avaient pas.
Le caractère est celui d'une danse populaire aux accents hongrois ou tziganes, avec des rythmes marqués, des accents décalés et une vivacité presque rustique. Schubert, qui avait séjourné en Hongrie au service de la famille Esterházy, connaissait ces musiques et en a tiré plusieurs pages.
L'écriture est brillante et demande de l'agilité : traits rapides, gammes, changements de registre. La pièce se termine par une accélération qui emporte tout, dans un tourbillon final.
Composé en décembre 1827, à moins d'un an de la mort du compositeur, cet impromptu montre un Schubert vigoureux, loin de l'image du musicien mélancolique. Niveau avancé.
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