Niveau
Avancé
Difficulté
8/ 10
Pages
8
Une cascade continue
Ce deuxième impromptu est une pièce de mouvement perpétuel. La main droite déroule des traits de triolets qui montent et descendent sans jamais s'arrêter, sur près de deux cents mesures, pendant que la main gauche pose un accompagnement discret et régulier. L'effet est celui d'un ruissellement.
Puis la rupture
Au centre, tout change. Schubert bascule en si mineur, la texture devient massive, l'écriture martelée et syncopée, et le caractère franchement violent. C'est un contraste que rien n'annonçait, et c'est ce qui donne à la pièce sa force.
La reprise de la première section ne referme pas la parenthèse pour autant. La coda ramène brutalement le mode mineur, et l'impromptu s'achève dans une tonalité que la partie centrale avait imposée. Ce refus de la conclusion rassurante est très caractéristique du dernier Schubert.
Ce qu'il faut pour l'aborder
L'écriture en triolets exige une main droite égale et endurante. Ce n'est pas la vitesse qui pose problème, c'est la constance sur la durée. Comptez un bon niveau intermédiaire, avec une réserve technique confortable.
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