Niveau
Avancé
Difficulté
7/ 10
Pages
10
L'ouverture est l'un des gestes les plus reconnaissables du répertoire romantique : une cascade d'arpèges descendants, légère, qui semble tomber goutte à goutte. La pièce est écrite en la bémol majeur, mais ces premières mesures sonnent en mineur, et l'oreille met un moment à comprendre où elle se trouve. Schubert entretient l'ambiguïté pendant une bonne page avant de laisser le majeur s'installer franchement.
La partie centrale, en ut dièse mineur, abandonne les arpèges pour une mélodie ample et passionnée, soutenue par des accords syncopés. Le contraste de texture est total, et le retour des cascades produit un effet d'apaisement.
Cet impromptu fait partie des quatre pièces D. 899 composées en 1827. Il ne fut publié qu'en 1857, l'éditeur ayant estimé que les deux dernières pièces du recueil étaient trop exigeantes pour les pianistes amateurs auxquels il destinait la collection.
C'est aujourd'hui le plus joué des quatre, et l'une des pièces de Schubert que l'on entend le plus en concert. Sa difficulté est réelle mais bien répartie : elle réside dans la légèreté, jamais dans la force.
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