A1B1C2D2E2F2G2A2B2C3D3E3F3G3A3B3C4D4E4F4G4A4B4C5D5E5F5G5A5B5C6D6E6F6G6A6B6C7D7E7F7G7A7B7C8D8E8F8G8A8B8C9A#1C#2D#2F#2G#2A#2C#3D#3F#3G#3A#3C#4D#4F#4G#4A#4C#5D#5F#5G#5A#5C#6D#6F#6G#6A#6C#7D#7F#7G#7A#7C#8D#8F#8G#8A#8
Cœur du répertoire

Partitions piano intermédiaire

250 partitions de piano gratuites du domaine public

À ce niveau, on entre dans le grand répertoire pianistique : préludes de Chopin, inventions de Bach, sonatines classiques, valses lyriques. La technique demande plus d'autonomie des mains, et l'interprétation devient un vrai chantier — phrasé, pédale, dosage des nuances. C'est aussi le moment où l'écoute critique se forme : comparer plusieurs interprétations devient une habitude utile.

Sonate K. 331, 1er mouvement — Variation VI (Allegro)

Wolfgang Amadeus Mozart

Mozart referme le mouvement en changeant deux choses à la fois : le tempo devient Allegro et la mesure quitte le 6/8 pour un 4/4. Ce double changement transforme la dernière variation en véritable finale. Après le recueillement de l'Adagio orné, la musique repart franchement, avec une écriture brillante et un caractère affirmé, et le mouvement se conclut sur une coda qui élargit la dernière phrase. Cette organisation, où la série se termine par une variation plus rapide et plus longue que les autres, deviendra une convention chez les classiques puis chez les romantiques. Elle résout un problème de forme réel : six variations de longueur strictement égale s'arrêteraient sans conclure ; il faut un geste final pour refermer l'ensemble. Le mouvement complet, thème et six variations, forme ainsi une architecture autonome, ce qui explique que Mozart ait pu se dispenser d'une forme sonate à l'ouverture de l'oeuvre. Comptez un niveau intermédiaire avancé pour cette variation, la plus exigeante des six.

2 pages

Sonate K. 331, 2e mouvement (Menuetto et Trio)

Wolfgang Amadeus Mozart

La sonate K. 331 est célèbre par ses deux extrémités : le thème et variations qui l'ouvre, et la Marche turque qui la referme. Le mouvement du milieu, lui, se joue rarement seul, et c'est dommage. Ce menuet en la majeur est plus ample que la plupart des menuets de Mozart. L'écriture y est pleine, souvent à quatre voix, avec des octaves à la main droite et des appuis harmoniques qui donnent une allure orchestrale à ce qui reste, formellement, une danse de cour. Le trio central, en ré majeur, change complètement d'éclairage : la texture s'allège, la main gauche croise au-dessus de la droite, et l'ensemble prend un tour presque chambriste avant le retour du menuet. La sonate date probablement de 1783, et Mozart y adopte un plan inhabituel : aucun des trois mouvements n'est de forme sonate. Une série de variations, un menuet, un rondo. C'est une sonate sans premier mouvement au sens classique, ce qui a longtemps intrigué les analystes. Pour le pianiste, ce menuet est un excellent terrain intermédiaire. Il ne demande pas de vélocité mais impose une main droite capable de faire chanter la voix supérieure d'un accord, et un sens du phrasé classique où chaque période a sa respiration.

4 pages

Pièces lyriques Op. 12 No. 7 — Albumblatt (Feuillet d'album)

Edvard Grieg

Grieg a composé soixante-six Pièces lyriques, réparties en dix cahiers publiés entre 1867 et 1901. C'est le journal intime d'une vie entière, tenu au piano : il y revient à chaque étape de sa carrière, avec des miniatures qui n'ont d'autre ambition que de saisir une atmosphère. Ce Feuillet d'album appartient au tout premier cahier, l'opus 12, publié alors que le compositeur avait vingt-quatre ans. La pièce est brève, d'une écriture simple, avec une mélodie chantante soutenue par un accompagnement discret. Elle ne présente aucune difficulté notable et repose entièrement sur la qualité du chant. Le titre d'Albumblatt renvoie à une pratique du XIXe siècle : les albums où l'on demandait à un artiste de passage d'inscrire quelques mesures en souvenir. Schumann, Beethoven et beaucoup d'autres en ont laissé. C'est une excellente porte d'entrée dans l'univers de Grieg, accessible à un élève de niveau intermédiaire, et un bon morceau pour travailler la sonorité sans se battre avec les notes.

1 page

Sonate Hob. XVI:27 en sol majeur, 2e mouvement (Menuet et Trio)

Joseph Haydn

Haydn a écrit une soixantaine de sonates pour clavier, réparties sur quarante ans de carrière, et elles constituent le laboratoire dans lequel s'est forgé le style classique. Ce menuet appartient à un groupe de six sonates composées vers 1776 et publiées deux ans plus tard. La forme est celle du menuet avec trio, standard à l'époque : un premier menuet, une section centrale contrastante appelée trio, puis le retour du menuet sans ses reprises. C'est le même schéma en trois volets que l'on trouve dans les paires de danses baroques, et il deviendra celui du scherzo chez Beethoven. Le menuet lui-même est élégant et carré, dans le style de cour dont il est issu. Le trio, plus intime, change d'éclairage sans rompre l'allure. Haydn était alors au service des princes Esterházy, isolé dans leur résidence hongroise, ce qu'il considérait comme une chance : coupé de tout, disait-il, il était forcé de devenir original. Comptez un niveau intermédiaire.

2 pages

Sonate Hob. XVI:27 en sol majeur, 3e mouvement (Finale — Presto)

Joseph Haydn

Le finale est l'endroit où l'humour de Haydn s'exprime le plus librement, et celui-ci ne fait pas exception. Le mouvement file à vive allure, avec des phrases courtes, des silences placés là où on ne les attend pas, et de brusques changements de dynamique. Ce goût de la surprise est une constante de son écriture : il aimait déjouer les attentes de l'auditeur, retarder une cadence, interrompre une phrase, faire croire à une fin qui n'en est pas une. Ses contemporains ne s'y sont pas trompés. Haydn fut, de son vivant, le compositeur le plus célèbre d'Europe, et cette réputation reposait autant sur son inventivité formelle que sur son esprit. La sonate en sol majeur appartient au groupe des six publiées en 1778, période où il commençait à écrire pour l'édition et non plus seulement pour la cour Esterházy. Le mouvement demande de la vélocité et une grande netteté rythmique, mais il reste dans une écriture confortable pour la main. Comptez un niveau intermédiaire avancé.

3 pages

Sonate Hob. XVI:28 en mi bémol majeur, 2e mouvement (Menuetto)

Joseph Haydn

Ce menuetto appartient à la même série de six sonates que la précédente, composée vers 1776 pour un public d'amateurs cultivés. Le mi bémol majeur lui donne une couleur plus chaude et plus pleine que le sol majeur de sa voisine, et Haydn en tire un menuet d'allure noble, où l'harmonie est plus riche et le geste plus ample. La différence est nette à l'écoute, alors que la forme employée est rigoureusement la même. C'est l'un des traits de son métier : à partir d'un cadre extrêmement conventionnel, le menuet avec trio étant présent dans presque toutes les sonates et symphonies de l'époque, il produit à chaque fois quelque chose de reconnaissable et de différent. La contrainte formelle ne l'appauvrit jamais. Les sonates de cette période sont destinées au clavecin comme au pianoforte, instrument alors en pleine diffusion, et fonctionnent sur l'un comme sur l'autre. Comptez un niveau intermédiaire.

1 page

Sonate Hob. XVI:28 en mi bémol majeur, 3e mouvement (Finale — Presto)

Joseph Haydn

Un finale rapide et bref, qui referme la sonate sur un geste d'entrain plutôt que sur une conclusion solennelle. Haydn conçoit ses derniers mouvements comme des respirations : après un premier mouvement construit et un menuet plus formel, le finale libère l'énergie. L'écriture y est vive, la texture allégée, et le mouvement s'achève souvent avant qu'on ne s'y attende. Cette organisation en trois volets, un mouvement substantiel, une danse, un finale rapide, est celle qu'il a contribué à fixer et qui deviendra la norme du classicisme viennois. Mozart et Beethoven l'ont héritée de lui. La sonate en mi bémol majeur fait partie des six publiées en 1778, dans une période où Haydn, employé des Esterházy depuis près de vingt ans, commençait à jouir d'une renommée européenne dépassant largement le cadre de la cour qui l'employait. Comptez un niveau intermédiaire avancé, avec une bonne aisance dans les traits rapides.

3 pages

Valse Op. 69 No. 2 en si mineur

Frédéric Chopin

La Valse Op. 69 No. 2 en si mineur est l'une des valses les plus mélancoliques de Chopin. Composée vers 1829 — Chopin a alors 19 ans — mais publiée seulement après la mort du compositeur en 1852, contre sa volonté explicite. Si mineur, tonalité grave et tendre. La pièce dure environ quatre minutes et présente une forme avec plusieurs thèmes contrastés — un thème principal nostalgique, un trio plus lumineux en majeur, retour du thème principal. Le caractère est celui d'une valse rêvée plutôt qu'une vraie danse — la mélodie prime sur le rythme de danse. Chopin compose cette valse à l'époque polonaise, avant son exil à Paris en 1830, et elle conserve une couleur slave caractéristique. Pour un pianiste intermédiaire à avancé, c'est l'une des valses les plus accessibles musicalement — elle plaît immédiatement par son charme mélancolique. Une page touchante.

4 pages

Nocturne Op. 72 No. 1 en mi mineur

Frédéric Chopin

Le Nocturne Op. 72 No. 1 en mi mineur est l'un des nocturnes les plus précoces de Chopin, composé vers 1827 — il a alors 17 ans. Publié seulement après la mort du compositeur en 1855, contre sa volonté explicite, il porte donc un numéro d'opus posthume. Mi mineur, tonalité plaintive. La pièce dure environ quatre minutes et présente la forme classique du nocturne — une mélodie chantante à la main droite soutenue par des arpèges brisés à la gauche, avec une section centrale légèrement contrastée. Le caractère est mélancolique sans drame appuyé, dans l'esprit des nocturnes de John Field qui ont inspiré Chopin. Pour un pianiste intermédiaire, c'est l'un des nocturnes chopiniens les plus accessibles — plus court et moins virtuose que les nocturnes du milieu de la carrière. Une bonne porte d'entrée à l'univers du nocturne chopinien. Le travail principal est le chant et la pédale.

4 pages

25 Études faciles Op. 100 No. 16 — Douce Plainte

Friedrich Burgmüller

Douce Plainte est la seizième des 25 Études faciles Op. 100 de Burgmüller. Le titre annonce une mélancolie douce, sans drame appuyé. La mineur, mesure binaire, tempo modéré. La main droite déploie une mélodie expressive en croches conjointes, ornée de quelques broderies. La main gauche soutient en accords brisés réguliers. La pièce dure environ deux minutes et présente une forme A-B-A — section principale plaintive, section centrale plus consolante en majeur, retour de la section plaintive. Burgmüller compose ici une miniature romantique dans l'esprit des romances sans paroles. Pour un élève qui aborde le répertoire lyrique, c'est une excellente pièce pour travailler le chant à la main droite et le contraste majeur-mineur. La technique est modérée mais l'exigence musicale réelle. La « douce plainte » du titre est un programme expressif que l'élève doit comprendre.

1 page

25 Études faciles Op. 100 No. 17 — La Babillarde

Friedrich Burgmüller

La Babillarde est la dix-septième des 25 Études faciles Op. 100 de Burgmüller. Le titre — une « babillarde » est une personne qui parle beaucoup et vite — annonce un caractère vif, presque comique. Do majeur, mesure binaire, tempo allegro. La main droite déploie des traits rapides en doubles croches qui évoquent un babillage incessant. La main gauche soutient avec un accompagnement énergique. La pièce dure environ une minute. Burgmüller exploite ici la vélocité de la main droite pour produire un effet pictural — l'auditeur entend immédiatement quelqu'un qui parle sans arrêt. C'est l'une des études les plus virtuoses du recueil au niveau débutant. Pour un élève en transition vers l'intermédiaire, c'est un exercice de vélocité déguisé en pièce de caractère. La technique demande de l'agilité, mais le résultat est immédiatement gratifiant. Une étude qui plaît par son humour.

1 page

25 Études faciles Op. 100 No. 18 — Inquiétude

Friedrich Burgmüller

Inquiétude est la dix-huitième des 25 Études faciles Op. 100 de Burgmüller. Le titre annonce un caractère agité, troublé — une étude expressive qui sort de la pure pédagogie. Mi mineur, mesure binaire, tempo allegro. La main droite déploie une mélodie agitée en croches et doubles croches, soutenue par une main gauche en accords brisés inquiets. La pièce dure environ une minute et trente secondes. Burgmüller exploite ici le contraste rythmique et harmonique pour produire un effet d'agitation contenue — pas une crise dramatique, juste une nervosité sensible. C'est l'une des études les plus expressives du recueil. Pour un élève en niveau intermédiaire débutant, c'est une bonne pièce pour aborder le caractère agité sans drame appuyé. La technique demande agilité et indépendance des mains. Le titre est un programme musical que l'élève doit comprendre.

1 page

Questions fréquentes

Piano niveau intermédiaire

Un pianiste intermédiaire a en général 3 à 5 ans de pratique. Il lit couramment, joue les deux mains ensemble sans y penser, et aborde la polyphonie, les ornements et le rubato. Les préludes de Chopin et les inventions de Bach sont typiques de ce palier.