Niveau
Intermédiaire
Difficulté
5/ 10
Pages
2
Le plus beau des six
Beaucoup de pianistes considèrent ce prélude comme la pièce la plus accomplie du recueil BWV 933 à 938, et il est nettement plus développé que ses voisins. Là où les autres tiennent en une page, celui-ci déploie un discours ample, avec une vraie progression et un point culminant.
Une invention à trois voix
L'écriture est polyphonique et fluide. Trois voix s'entrelacent, la basse marche régulièrement, et la ligne supérieure chante en longues phrases qui dépassent la carrure de quatre mesures. Cette longueur de souffle est ce qui distingue le morceau : il ne s'agit plus d'enchaîner des motifs, mais de conduire une ligne sur une durée.
En ré majeur, la tonalité lui donne une clarté lumineuse que Bach exploite jusqu'à la cadence finale.
À qui il s'adresse
Le niveau technique reste raisonnable, mais l'exigence musicale monte d'un cran. C'est le prélude du recueil que l'on garde pour un élève déjà capable de tenir plusieurs voix, et il figure régulièrement dans les programmes d'examen de fin de cycle.
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