A1B1C2D2E2F2G2A2B2C3D3E3F3G3A3B3C4D4E4F4G4A4B4C5D5E5F5G5A5B5C6D6E6F6G6A6B6C7D7E7F7G7A7B7C8D8E8F8G8A8B8C9A#1C#2D#2F#2G#2A#2C#3D#3F#3G#3A#3C#4D#4F#4G#4A#4C#5D#5F#5G#5A#5C#6D#6F#6G#6A#6C#7D#7F#7G#7A#7C#8D#8F#8G#8A#8

harmonie

Accord parfait

Accord de trois sons superposant une fondamentale, sa tierce et sa quinte : la brique de base de l'harmonie tonale.

L'accord parfait réunit trois notes : une fondamentale, la tierce au-dessus, puis la quinte. Cet empilement de tierces forme la consonance la plus stable du système tonal, celle sur laquelle une phrase peut se poser sans tension. On le dit « parfait » parce qu'il contient la quinte juste, l'intervalle le plus consonant après l'octave.

Deux couleurs principales existent. L'accord parfait majeur, avec sa tierce majeure, sonne clair, ouvert ; l'accord parfait mineur, avec sa tierce mineure, sonne plus sombre, plus voilé. Cette seule note qui bouge d'un demi-ton fait basculer tout l'affect. On peut aussi renverser l'accord, placer la tierce ou la quinte à la basse, sans qu'il perde son identité. La tonique d'un morceau s'exprime presque toujours par son accord parfait, point de départ et point d'arrivée du voyage harmonique. Beaucoup d'œuvres s'ouvrent et se referment dessus, comme pour affirmer d'où elles viennent.

Exemples

Le Prélude en do majeur qui ouvre le Clavier bien tempéré de Bach n'est qu'une longue suite d'accords parfaits arpégés. La Sonate « Facile » K. 545 de Mozart affirme son do majeur dès les premières mesures, et presque toute pièce classique se referme sur l'accord parfait de sa tonique.

De la théorie à la pratique

Envie de le jouer ?

Comprendre « Accord parfait», c'est bien. L'entendre sous ses doigts, c'est mieux. Des centaines de partitions de piano gratuites du domaine public vous attendent, avec écoute et guide par niveau.

Partager cette définition

Termes apparentés