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harmonie

Cadence plagale

Enchaînement sous-dominante-tonique (IV-I), conclusion plus douce que la cadence parfaite, souvent appelée cadence d'Amen pour son usage liturgique.

La cadence plagale relie la sous-dominante à la tonique, IV vers I. Elle conclut, mais sans la tension tranchante de la cadence parfaite. Ici pas de sensible qui pousse impérieusement vers la tonique : le mouvement est plus détendu, plus rond, presque apaisé. On la surnomme cadence d'Amen parce que c'est exactement la formule chantée à la fin des hymnes religieux sur ce mot.

Elle sert rarement de conclusion principale à elle seule. On la trouve plutôt en prolongement, après une cadence parfaite, comme un dernier soupir qui vient adoucir l'arrivée. Beaucoup d'œuvres romantiques ajoutent ce IV-I final pour colorer la coda d'une teinte plus contemplative.

Sa douceur vient d'un détail : le passage se fait par mouvement descendant naturel des voix, sans le frottement de la sensible. Franck et Fauré en ont tiré des effets d'une grande tendresse. Et dans la musique populaire, cette même cadence habille d'innombrables fins de morceaux paisibles.

Exemples

Le début du Prélude Op. 28 No. 4 de Chopin s'appuie sur des couleurs de sous-dominante. La coda de la Rêverie de Schumann s'éteint sur une cadence plagale. De nombreux chorals de Bach ajoutent un Amen plagal après la cadence finale.

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