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harmonie

Sous-dominante

Quatrième degré d'une gamme. Avec tonique et dominante, elle forme le trio harmonique de base de la musique tonale occidentale.

Le terme apparaît chez Rameau au XVIIIe siècle, dans son Traité de l'harmonie (1722). Il désigne le degré situé une quinte sous la tonique — d'où son nom. En do majeur, c'est fa.

La sous-dominante porte un accord majeur en mode majeur, mineur en mode mineur. Elle prépare souvent la dominante dans une cadence parfaite (IV-V-I), mais peut aussi résoudre directement sur la tonique : c'est la cadence plagale, celle des "Amen" finaux d'église.

Sauf que son rôle ne s'arrête pas là. Elle ouvre vers le côté "sous-dominante" du cycle des quintes — bémols, chaleur, recueillement — par opposition au côté dominante plus tendu. Beaucoup de pièces lyriques de Schubert ou Brahms exploitent cette couleur particulière pour leurs moments de détente harmonique.

Exemples

On la trouve très clairement dans les chorals de Bach, où le mouvement IV-V-I structure d'innombrables cadences. Chez Chopin, le Nocturne op. 9 no 2 ouvre par une progression I-IV-I qui installe d'emblée la couleur sous-dominante. Schubert l'utilise dans ses Moments musicaux D. 780 pour passer en mode majeur lointain.

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