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structure

Da capo

Indication italienne signifiant "depuis le début". L'interprète reprend la pièce depuis son commencement, souvent jusqu'à un signe Fine.

Littéralement "depuis la tête" en italien (capo = tête). L'indication apparaît en fin de partition, souvent abrégée "D.C." Elle invite à recommencer depuis le début. Si une mention "al Fine" suit, on s'arrête à un repère ; sinon on rejoue toute la section.

Le procédé structure la forme ABA, omniprésente dans la musique baroque et classique. L'air d'opéra baroque (aria da capo) en est le modèle : section A, contraste B, retour de A. Au piano, cette logique gouverne d'innombrables menuets, scherzos, marches. Le menuet et trio classique en est l'application standard — on joue le menuet, puis le trio, puis "Menuetto da capo".

Mais ça dépend de l'époque. Le da capo strict (reprise note pour note) appartient au baroque ; à partir de Beethoven, beaucoup de compositeurs notent intégralement la reprise pour la modifier subtilement. Le procédé reste tout de même un raccourci d'écriture pratique et un repère structurel clair.

Exemples

Mozart, Sonate K. 331 — le menuet du deuxième mouvement utilise la structure da capo classique. Beethoven, Bagatelle "Für Elise" (WoO 59) — la section A revient deux fois après les épisodes contrastants. Les Menuets du Petit livre d'Anna Magdalena Bach reposent presque tous sur le da capo.

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