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harmonie

Septième diminuée

Accord de quatre sons empilant trois tierces mineures, tendu et instable, prisé pour moduler ou dramatiser une harmonie.

L'accord de septième diminuée superpose quatre notes séparées par trois tierces mineures égales. Cette symétrie parfaite lui donne une couleur unique : tendue, inquiète, sans repos. L'intervalle extrême, entre la note grave et la plus aiguë, forme une septième diminuée, d'où le nom.

Sa symétrie fait sa force. Parce que toutes ses tierces sont identiques, l'accord n'appartient franchement à aucune tonalité ; on peut le lire de plusieurs manières et le résoudre vers des directions très différentes. Les compositeurs l'ont adoré pour cela : un même accord de septième diminuée devient une charnière, un pivot qui permet de glisser d'une tonalité à une autre sans prévenir. Il sert aussi à dramatiser. Placé sur un temps fort, tenu, il installe le suspense, l'attente d'une résolution. Pourtant son pouvoir s'use vite : à force d'en abuser au XIXe siècle, certains le trouvaient déjà fatigué, trop facile pour signaler l'orage.

Exemples

Bach ouvre sa Fantaisie chromatique par des harmonies audacieuses où la septième diminuée conduit le discours. Beethoven en frappe une dès le grave introductif de la Sonate « Pathétique » op. 13, et Chopin en sème dans ses préludes pour intensifier les moments de crise.

De la théorie à la pratique

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