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forme

Fantaisie

Pièce de forme libre, improvisatoire, où l'imagination du compositeur prime sur les règles.

La fantaisie (fantasia en italien) est la forme de la liberté : le compositeur s'y affranchit des structures convenues — sonate, rondo — pour suivre son imagination. Le ton est improvisatoire, contrasté, parfois rhapsodique.

Le genre existe dès le XVIe siècle chez Tallis ou Sweelinck ; au baroque, il désigne une pièce contrapuntique libre, comme la Fantaisie chromatique BWV 903 de Bach ; le XIXe siècle en fait une grande pièce romantique, capable d'enchaîner plusieurs mouvements, thèmes et caractères.

Le piano lui doit quelques chefs-d'œuvre : les Fantaisies en ré mineur K. 397 et en ut mineur K. 475 de Mozart (cette dernière liée à la Sonate K. 457), la Fantaisie op. 77 de Beethoven et sa Fantaisie pour piano, chœur et orchestre op. 80, la Wanderer-Fantaisie D. 760 de Schubert, la Fantaisie op. 17 de Schumann, dédiée à Liszt, la Fantaisie en fa mineur op. 49 de Chopin — sans oublier sa Fantaisie-Impromptu op. 66 — et, chez Liszt, de nombreuses fantaisies-paraphrases sur des opéras. Modulations audacieuses, contrastes émotionnels marqués, virtuosité fréquente : peu de genres laissent autant transparaître la personnalité d'un compositeur.

Exemples

Chopin : Fantaisie-Impromptu Op. 66 (très populaire). Schubert : Fantaisie Wanderer D. 760. Mozart : Fantaisie en ré mineur K. 397.

De la théorie à la pratique

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