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technique

Tierces parallèles

Suite de tierces jouées simultanément par une même main, créant une mélodie épaissie. Technique exigeante pour le legato.

Doublure mélodique

Jouer des tierces parallèles signifie tenir deux notes à distance de tierce dans une même main, et les faire monter ou descendre ensemble. La main droite, par exemple, joue do-mi puis ré-fa puis mi-sol. Chaque main peut le faire — Chopin fait même les deux simultanément dans certaines études.

La difficulté technique vient du legato. Lier deux voix qui bougent ensemble par mouvement conjoint impose des doigtés précis et un changement astucieux entre 1-3 et 2-4, ou 1-3 et 2-5 selon la situation. Les pianistes doivent s'entraîner spécifiquement à ces gammes en tierces, distinctes des gammes simples.

Chopin consacre une étude entière à la question : l'Étude op. 25 no 6 en sol dièse mineur, légendairement redoutable. La main droite enchaîne des tierces chromatiques à toute vitesse pendant trois minutes. Liszt en raffole aussi, comme Czerny dans ses exercices. Mais ça dépend du tempo — en lent, c'est gérable ; en presto, c'est un calvaire.

Exemples

Chopin, Étude op. 25 no 6 en sol dièse mineur (1837) — référence absolue. Czerny, École de la vélocité op. 299, plusieurs études en tierces. Brahms, Variations sur un thème de Paganini op. 35 (1863), variation en tierces parallèles. Debussy, Étude no 3 "Pour les tierces" (1915).

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