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Arabeske en ut majeur Op. 18

Op. 18 · 1839

Robert Schumann

Niveau

Intermédiaire

Difficulté

6/ 10

Pages du PDF

6

Schumann écrit cette Arabeske à Vienne en 1839. Il a vingt-neuf ans, cherche à s'y établir pour pouvoir épouser Clara Wieck malgré l'opposition du père de celle-ci, et compose des pièces qu'il espère plus faciles à vendre que ses grands cycles.

Il en parlait lui-même comme d'une musique légère, destinée aux dames. L'œuvre est pourtant devenue l'une de ses pages les plus aimées, et sa fausse simplicité trompe beaucoup de pianistes.

La forme est celle d'un rondo : un refrain gracieux en ut majeur revient entre deux épisodes en mineur, plus sombres et plus appuyés. Puis vient la coda, marquée Zum Schluss, quelques mesures suspendues qui regardent en arrière et referment la pièce sur une question.

Sous les doigts, rien de rapide : ce sont les voix intermédiaires et la retenue permanente du son qui demandent le vrai travail.

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Guide pédagogique

Comment jouer Arabeske en ut majeur Op. 18 au piano

Une pièce d'album plus subtile qu'elle en a l'air

Schumann écrit l'Arabeske en 1838-1839, à Vienne, dans une période compliquée : le père de Clara lui refuse encore sa main. Il range la pièce parmi ses ouvrages « légers, pour les dames », mais ne vous fiez pas à cette étiquette. La difficulté n'est pas dans les notes, elle est dans le chant et dans le dosage des plans sonores.

La forme est celle d'un rondo. Un refrain gracieux en ut majeur, marqué Leicht und zart (léger et tendre), revient entre deux épisodes en mineur plus tourmentés. Le tout débouche sur une coda intitulée Zum Schluss (pour finir), qui referme la pièce sur un ton de confidence.

Ce qu'il faut travailler

Le refrain repose sur une main droite qui doit chanter au-dessus d'un accompagnement discret réparti entre les deux mains. Le piège le plus courant, c'est de tout jouer au même niveau. Faites ressortir la ligne supérieure et gardez le reste en retrait, presque murmuré.

Les épisodes en mineur demandent un changement de couleur, pas un changement de vitesse. Beaucoup d'amateurs accélèrent le premier : à éviter, il y perd son inquiétude. Comptez large, laissez respirer les fins de phrase.

La coda est le vrai sujet de la pièce. Elle doit paraître suspendue, presque improvisée. Travaillez-la à part, très lentement, en cherchant le silence entre les phrases. C'est là que se joue la réussite de l'Arabeske.

Pour aller plus loin

Si la pièce vous plaît, le Blumenstück op. 19, écrit dans la foulée, en est un compagnon naturel et de difficulté voisine. Prenez le temps de comparer deux ou trois enregistrements : vous verrez à quel point le même texte peut devenir soit une confidence intime, soit une page plus construite, selon le toucher et le rubato.

Questions fréquentes

À propos de cette partition

Oui, totalement. Cette partition appartient au domaine public : son compositeur, Robert Schumann, est décédé il y a plus de 170 ans (cf. règle d'auteur + 70 ans en vigueur en France et dans l'Union européenne). Vous pouvez la télécharger librement, l'imprimer, la jouer en public, l'enseigner ou la transcrire — sans aucun risque juridique ni redevance.

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