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Étude Op. 8 No. 12 en ré dièse mineur

Op. 8 No. 12 · 1894

Alexander Scriabin

Niveau

Avancé

Difficulté

8/ 10

Pages du PDF

41

Scriabine compose ses douze Études op. 8 en 1894, à vingt-deux ans. La dernière, en ré dièse mineur, marquée Patetico, est devenue son morceau de concert le plus célèbre.

C'est une page de révolte : des accords martelés à la main droite, des sauts considérables à la gauche, un thème qui monte en force et retombe, dans une tension qui ne se relâche jamais vraiment. Horowitz en avait fait l'un de ses bis favoris.

Scriabine s'était abîmé la main droite en travaillant trop, ce qui explique la place inhabituelle donnée à la gauche dans ses premières œuvres. Cette étude, elle, exige les deux mains au maximum.

Elle passe pour l'une des études les plus difficiles du répertoire romantique, autant par ses écarts que par l'endurance qu'elle réclame.

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Guide pédagogique

Comment jouer Étude Op. 8 No. 12 en ré dièse mineur au piano

L'étude qui a fait le tour du monde

Scriabine compose ses douze études op. 8 en 1894, à une époque où il est encore proche de Chopin. La dernière, en ré dièse mineur, marquée Patetico, est devenue la plus jouée. Passionnée, tourmentée, elle a servi de bis à de grands virtuoses, Vladimir Horowitz en tête, qui l'électrisait en fin de récital.

C'est une pièce d'avancé, physiquement exigeante. Elle demande des mains solides et une bonne endurance, et ne se laisse pas approcher sans une technique déjà affirmée.

La main gauche, moteur et danger

La main gauche saute constamment entre une basse grave et des accords plus aigus. Ces grands écarts sont la première difficulté : ils exigent une précision de déplacement qui ne s'acquiert que par un travail lent et répété. Repérez chaque saut, mémorisez la distance, jouez-le les yeux fermés pour ancrer le geste.

Ne travaillez jamais ces sauts à vitesse réelle au début. La régularité et la sûreté priment sur la rapidité. Une gauche fiable à tempo modéré vaut mieux qu'une gauche brillante mais approximative.

Octaves et souffle

La main droite est chargée d'octaves et d'accords qui doivent chanter tout en portant l'élan passionné de la pièce. Gardez le poignet souple : jouer les octaves avec un bras raide mène vite à la fatigue, voire à la douleur. Faites des pauses, ne surchargez pas vos séances.

Enfin, pensez à la forme. La pièce est une grande montée vers un climax, suivie d'une coda intense. Réservez vos forces et votre volume pour ces sommets, sinon vous arriverez à bout de souffle avant la fin. Écoutez plusieurs versions pour sentir comment les grands interprètes gèrent cette tension d'un bout à l'autre.

Questions fréquentes

À propos de cette partition

Oui, totalement. Cette partition appartient au domaine public : son compositeur, Alexander Scriabin, est décédé il y a plus de 111 ans (cf. règle d'auteur + 70 ans en vigueur en France et dans l'Union européenne). Vous pouvez la télécharger librement, l'imprimer, la jouer en public, l'enseigner ou la transcrire — sans aucun risque juridique ni redevance.

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