Niveau
Avancé
Difficulté
8/ 10
Pages
12
Robert Schumann, qui admirait profondément Schubert, avait une théorie sur ce recueil : les quatre impromptus D. 935 ne seraient pas quatre pièces indépendantes mais une sonate déguisée, que l'éditeur aurait démembrée pour la vendre plus facilement. La thèse est débattue depuis, sans être tranchée.
Ce premier impromptu lui donne du crédit. Il est long, ambitieux, et sa construction ressemble beaucoup à un premier mouvement de sonate : un thème principal en fa mineur, un second groupe thématique contrasté en la bémol majeur, un développement, puis un retour. Rien de l'improvisation que le titre suggère.
Le recueil date de décembre 1827. Schubert mourra onze mois plus tard, à trente et un ans. Ces pièces ne furent publiées qu'en 1839, avec une dédicace à Liszt ajoutée par l'éditeur.
C'est le plus long et le plus exigeant des quatre. Il demande de tenir un discours sur une dizaine de minutes, de gérer des changements de caractère nombreux, et de garder une ligne claire dans une écriture parfois dense.
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