forme
Arabesque
Pièce de caractère au dessin mélodique orné et sinueux, inspirée des entrelacs décoratifs de l'art oriental.
Le mot désigne d'abord un motif décoratif : ces entrelacs de lignes courbes que l'art islamique déploie sur les murs et les manuscrits. Transposé en musique au XIXe siècle, il qualifie une pièce dont la mélodie serpente, s'enroule et se déroule comme un ornement vivant. Schumann ouvre la voie en 1839 avec son Arabeske en ut majeur, page tendre en forme de rondo où le refrain revient entre des épisodes plus sombres. Un demi-siècle plus tard, Debussy en donne la version la plus jouée : deux Arabesques dont la première, portée par ses triolets fluides, figure au programme de presque tous les pianistes en devenir. Il n'existe pas de forme arabesque codifiée. C'est une affaire de ligne, pas de plan.