theorie
Pentatonique
Gamme musicale composée de seulement 5 notes par octave, omniprésente dans les musiques traditionnelles du monde et le blues/jazz.
La gamme pentatonique — du grec pente, cinq — ne compte que cinq notes par octave, contre sept pour la gamme diatonique occidentale. Sa forme majeure s'obtient en retirant de la gamme majeure les degrés IV et VII (fa et si en do majeur) : restent do, ré, mi, sol, la. Or fa et si formaient le triton, l'intervalle le plus dissonant : privée de demi-tons, la pentatonique sonne toujours consonante. Toutes les combinaisons y passent sans heurt — d'où sa présence dans d'innombrables musiques populaires et traditionnelles. Sa forme mineure (la-do-ré-mi-sol) fonde le blues et une bonne part du jazz.
Le piano en offre une démonstration immédiate : les cinq touches noires forment exactement une pentatonique majeure de fa dièse. Improvisez sur les seules touches noires — tout sonnera juste, par construction. On retrouve ces cinq notes dans la musique chinoise traditionnelle, les cornemuses écossaises, les musiques d'Afrique subsaharienne ou le folklore amérindien. Le répertoire classique s'en sert par touches : Debussy (Pagodes) pour évoquer l'Orient, Bartók du côté du folklore hongrois, Ravel dans Shéhérazade.
Exemples
Pagodes de Debussy (premier des Estampes) utilise la pentatonique pour évoquer Java. La célèbre comptine Amazing Grace est entièrement pentatonique. Beaucoup de mélodies celtiques (Greensleeves, Auld Lang Syne) sont pentatoniques ou hexatoniques.