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theorie

Diatonique

Qualifie une gamme ou un intervalle qui suit la séquence d'une tonalité majeure ou mineure, sans altération supplémentaire.

Diatonique — du grec dia tonos, « à travers les tons » — qualifie ce qui reste dans une seule tonalité, sans altération ajoutée. Son contraire : chromatique. La gamme diatonique aligne sept notes par octave selon une séquence fixe — ton, ton, demi-ton, ton, ton, ton, demi-ton pour le majeur (do-ré-mi-fa-sol-la-si), ton, demi-ton, ton, ton, demi-ton, ton, ton pour le mineur naturel (la-si-do-ré-mi-fa-sol). Un intervalle est dit diatonique quand ses deux notes appartiennent à la même tonalité : do-ré l'est en do majeur, do-ré dièse ne l'est pas.

La mélodie diatonique, qui ne quitte pas sa tonalité, colore le style classique et la chanson populaire — une comptine tient tout entière dans ses sept notes. Le romantisme, de Chopin à Wagner, la charge de chromatismes ; le prélude de Tristan en marque l'extrême. Un mot encore sur les modes anciens : dorien, phrygien, lydien ou mixolydien sont diatoniques eux aussi. Ils emploient les notes d'une gamme sans altération, en partant simplement d'un autre degré.

Exemples

Les pièces enfantines du répertoire (Burgmüller, Schumann Op. 68) sont essentiellement diatoniques. Bach reste largement diatonique avec quelques chromatismes ponctuels. À l'inverse, Wagner et Liszt explorent un chromatisme intense qui annonce la fin de la tonalité diatonique.

De la théorie à la pratique

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