Peacherine Rag
Scott Joplin
Peacherine : le mot est un jeu de langage de l'époque, à mi-chemin entre la pêche et la clémentine, que l'argot américain employait pour désigner quelque chose de délicieux, de réussi. Le titre annonce la couleur : un rag aimable, souriant, sans rien d'inquiet. Publié en 1901 par John Stark, l'éditeur de Sedalia qui avait lancé le Maple Leaf Rag, ce morceau appartient à la première période de Joplin, celle où il produit plusieurs rags par an pour un public friand de nouveautés. La forme est la forme classique du genre : quatre sections, une modulation vers la sous-dominante au milieu, un retour conclusif. C'est un rag de caractère plus lyrique que démonstratif. Les mélodies y sont chantantes, les syncopes moins agressives que dans les pièces plus célèbres, et l'ensemble a une douceur qui convient bien à un premier contact avec le style. Comptez un niveau intermédiaire.