Niveau
Intermédiaire
Difficulté
4/ 10
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Alkan publie en 1847 vingt-cinq préludes dans tous les tons, op. 31, qu'il destine au piano comme à l'orgue. Ce deuxième prélude, marqué Lento assai, est l'un des plus intimes du recueil.
Son ouverture est déconcertante : la main droite se tait, et c'est la gauche qui chante la mélodie dans le grave, sur une nuance douce, avec des tenues appuyées sur certaines notes. L'effet évoque une voix d'homme, ou le registre de ténor d'un orgue.
La pièce garde ensuite ce ton de confidence, avec un épisode central marqué molto dolce e leggiero, avant de refermer sur le climat du début.
Alkan, contemporain et voisin de Chopin à Paris, passe pour un compositeur d'une difficulté redoutable. Ce prélude prouve le contraire : il ne demande aucune virtuosité, seulement un vrai sens du chant.
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