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Rhapsodie hongroise No. 2 en ut dièse mineur, S. 244

S. 244 No. 2 · 1847

Franz Liszt

Niveau

Avancé

Difficulté

9/ 10

Pages du PDF

18

Publiée en 1851 et dédiée au comte László Teleki, la deuxième des dix-neuf Rhapsodies hongroises est de loin la plus célèbre. Le cinéma et le dessin animé s'en sont emparés au point qu'on la reconnaît souvent sans savoir de qui elle est.

Liszt y reprend la forme des musiciens tsiganes qu'il avait entendus en Hongrie : un lassan lent et grave, puis un friska rapide qui s'emballe jusqu'à la frénésie. Entre les deux, une cadence laissée à la liberté de l'interprète.

Ce que Liszt croyait être de la musique hongroise authentique venait en réalité du répertoire des orchestres tsiganes urbains, ce que Bartók établira plus tard. Cela n'enlève rien à la pièce, qui reste un formidable théâtre sonore.

Techniquement, elle réunit à peu près tout l'arsenal du virtuose : octaves rapides, traits en tierces, sauts, répétitions de notes. C'est une pièce de concert au sens plein du terme.

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Guide pédagogique

Comment jouer Rhapsodie hongroise No. 2 en ut dièse mineur, S. 244 au piano

Deux mondes dans une seule pièce

Liszt compose cette rhapsodie vers 1847 et la publie en 1851. Elle est bâtie comme un csárdás, la danse hongroise en deux parties : un lassan (« lent »), grave et déclamatoire en ut dièse mineur, puis un friska (« rapide ») qui part doucement et accélère jusqu'à la frénésie. Comprendre cette architecture, c'est déjà la moitié du travail : la pièce raconte le passage de la méditation à la danse effrénée.

Ce que Liszt appelait « hongrois » vient en réalité de la musique tzigane des cafés de son époque, pas du folklore paysan. D'où le côté improvisé, orné, avec ces cadences qui imitent le cymbalum.

Le friska, terrain de tous les dangers

Le lassan demande surtout de la tenue et un beau son : ne le bousculez pas, prenez le temps des ornements. C'est le friska qui fait la réputation redoutable de la pièce. Notes répétées, sauts, octaves, tout s'enchaîne en accélérant.

Ne travaillez jamais le friska à vitesse réelle au début. Montez-le très lentement, mains séparées, en vérifiant chaque changement de position. La vitesse doit être une conséquence de l'aisance, pas un objectif forcé.

La question de la cadence

À un moment donné, la tradition autorise l'interprète à insérer sa propre cadence virtuose. Plusieurs pianistes célèbres en ont écrit des versions spectaculaires. Pour une première approche, tenez-vous-en au texte de Liszt : c'est déjà largement suffisant.

Un dernier repère culturel : si la pièce vous semble familière avant même de l'avoir travaillée, c'est normal. Elle a été reprise dans quantité de dessins animés au milieu du XXe siècle, ce qui l'a rendue populaire bien au-delà des salles de concert.

Questions fréquentes

À propos de cette partition

Oui, totalement. Cette partition appartient au domaine public : son compositeur, Franz Liszt, est décédé il y a plus de 140 ans (cf. règle d'auteur + 70 ans en vigueur en France et dans l'Union européenne). Vous pouvez la télécharger librement, l'imprimer, la jouer en public, l'enseigner ou la transcrire — sans aucun risque juridique ni redevance.

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