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Carnaval Op. 9 — Scènes mignonnes sur quatre notes

Op. 9 · 1835

Robert Schumann

Niveau

Avancé

Difficulté

8/ 10

Pages du PDF

29

Composé entre 1834 et 1835, Carnaval est un défilé de vingt et une pièces brèves qui met en scène un bal masqué. On y croise Pierrot et Arlequin, Chopin et Paganini, Chiarina qui est Clara Wieck, et les deux personnages que Schumann s'était inventés : Florestan l'impétueux, Eusebius le rêveur.

Tout le cycle repose sur quatre notes. Schumann avait remarqué que le nom de la ville d'Asch, d'où venait sa fiancée d'alors Ernestine von Fricken, s'écrivait avec des lettres qui désignent aussi des notes en allemand, et que ces mêmes lettres figuraient dans son propre nom. Ces quatre sons reviennent, déguisés, d'un numéro à l'autre.

Le recueil s'achève par la Marche des Davidsbündler contre les Philistins, où la confrérie imaginaire des artistes met en déroute les esprits étroits, sur un thème du dix-septième siècle délibérément démodé.

C'est l'une des grandes œuvres du romantisme pianistique, et l'une des plus exigeantes : une demi-heure de musique, des sauts, des changements de caractère incessants.

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Guide pédagogique

Comment jouer Carnaval Op. 9 — Scènes mignonnes sur quatre notes au piano

Un cycle en forme de bal masqué

Carnaval, composé entre 1834 et 1835, n'est pas une pièce unique mais une suite de vingt et une miniatures qui s'enchaînent. Le fil conducteur est un petit jeu de notes : A-S-C-H, soit la, mi bémol, do, si en notation allemande, un clin d'œil à Asch, la ville d'Ernestine von Fricken, dont Schumann était alors épris. Ces mêmes lettres se trouvent aussi dans son propre nom.

Chaque scène est un portrait : Pierrot et Arlequin, la coquette, Chopin et Paganini caricaturés avec affection, Chiarina qui représente Clara, et surtout Eusebius et Florestan, les deux personnalités que Schumann se prêtait, l'une rêveuse, l'autre fougueuse.

Comment aborder un tel ensemble

N'essayez pas de tout monter d'un bloc. Choisissez d'abord trois ou quatre numéros contrastés et accessibles, par exemple Chopin, Eusebius, Valse noble, pour entrer dans le langage. Vous les assemblerez plus tard.

Le grand sujet du cycle, c'est le contraste de caractères. Une scène fougueuse ne doit pas ressembler à la suivante. Travaillez chaque numéro pour lui-même, avec son tempo et sa couleur, puis soignez les transitions, souvent enchaînées sans respiration.

Les pages rapides comme Paganini, Reconnaissance et la Marche finale demandent de l'endurance et de la clarté. Montez-les lentement, mains séparées, avant tout travail de vitesse.

Un mot sur la durée

Le cycle complet tient une demi-heure environ et se joue rarement en entier par les amateurs. Rien n'interdit d'en présenter une sélection : c'est ainsi qu'on en jouait déjà au XIXe siècle. Écoutez une version intégrale au moins une fois, partition sous les yeux, pour comprendre l'architecture d'ensemble avant de choisir vos scènes.

Questions fréquentes

À propos de cette partition

Oui, totalement. Cette partition appartient au domaine public : son compositeur, Robert Schumann, est décédé il y a plus de 170 ans (cf. règle d'auteur + 70 ans en vigueur en France et dans l'Union européenne). Vous pouvez la télécharger librement, l'imprimer, la jouer en public, l'enseigner ou la transcrire — sans aucun risque juridique ni redevance.

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