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Rondo capriccioso Op. 14 en mi majeur

Op. 14 · 1830

Felix Mendelssohn

Niveau

Avancé

Difficulté

7/ 10

Pages du PDF

8

Mendelssohn compose ce Rondo capriccioso en deux temps : une partie rapide d'abord, écrite vers 1824 quand il a quinze ans, puis l'introduction lente ajoutée quelques années plus tard, au moment de la publication.

Cette introduction, un andante chantant en mi majeur, installe un calme trompeur. Vient ensuite le presto en mi mineur, tout en staccato léger, qui file comme les scherzos féeriques dont Mendelssohn avait le secret depuis son Songe d'une nuit d'été.

L'œuvre a été l'une de ses pièces de concert les plus jouées de son vivant, et elle est restée au répertoire des pianistes pour cette raison : elle brille sans jamais devenir grandiloquente.

La difficulté tient entièrement dans la légèreté du presto : des doigts rapides, un poignet libre, et un son qui ne pèse jamais.

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Guide pédagogique

Comment jouer Rondo capriccioso Op. 14 en mi majeur au piano

Deux pièces en une

Le Rondo capriccioso op. 14 se compose de deux parties enchaînées. D'abord un Andante en mi majeur, calme et chantant, que Mendelssohn a ajouté vers 1830 devant une pièce plus ancienne. Puis un Presto en mi mineur, léger, rapide, plein de cette électricité féerique qu'on retrouve dans le scherzo du Songe d'une nuit d'été.

Le contraste entre les deux mondes fait tout le sel de la pièce : il faut passer du recueillement à la course sans transition brutale, mais en changeant nettement de caractère.

L'Andante, pour poser le son

Ne négligez pas l'introduction sous prétexte qu'elle est lente. C'est là que vous installez la qualité de son et la ligne de chant. Cherchez un legato profond à la main droite, un accompagnement discret, et une vraie respiration entre les phrases. Bien joué, cet Andante prépare l'oreille au choc du Presto.

Le Presto, une affaire de légèreté

Le Presto est la difficulté réelle. Il repose sur un jeu leggiero, des traits rapides et détachés qui doivent rester clairs et aériens, jamais martelés. C'est un toucher particulier, tout en pointe de doigt, poignet souple.

Montez ce passage très lentement, mains séparées, en soignant l'égalité. Puis augmentez le tempo par paliers, en gardant à chaque étape la clarté. Dès que le trait devient confus ou tendu, revenez en arrière. La vitesse ne s'obtient pas en forçant mais en accumulant de l'aisance.

Attention à l'endurance : le Presto est long et demande de rester détendu du début à la fin. Vérifiez régulièrement que votre épaule et votre avant-bras ne se crispent pas. Une pièce brillante ne doit jamais donner l'impression de l'effort.

Questions fréquentes

À propos de cette partition

Oui, totalement. Cette partition appartient au domaine public : son compositeur, Felix Mendelssohn, est décédé il y a plus de 179 ans (cf. règle d'auteur + 70 ans en vigueur en France et dans l'Union européenne). Vous pouvez la télécharger librement, l'imprimer, la jouer en public, l'enseigner ou la transcrire — sans aucun risque juridique ni redevance.

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