A1B1C2D2E2F2G2A2B2C3D3E3F3G3A3B3C4D4E4F4G4A4B4C5D5E5F5G5A5B5C6D6E6F6G6A6B6C7D7E7F7G7A7B7C8D8E8F8G8A8B8C9A#1C#2D#2F#2G#2A#2C#3D#3F#3G#3A#3C#4D#4F#4G#4A#4C#5D#5F#5G#5A#5C#6D#6F#6G#6A#6C#7D#7F#7G#7A#7C#8D#8F#8G#8A#8

forme

Allemande

Danse modérée à 4/4 d'origine allemande, ouvre traditionnellement les suites baroques après le prélude, caractérisée par une anacrouse d'une croche.

L'allemande — littéralement « la danse allemande » — ouvre la suite baroque juste après le prélude. Danse modérée à 4/4, elle avance entre andante et allegretto (80-100 à la noire), presque toujours lancée par une croche en levée : l'anacrouse « allemande ». Son caractère est fluide, ondulant, sans précipitation ; ses phrases sont régulières sans être symétriques. Placée en tête, elle expose les bases harmoniques et mélodiques que les danses suivantes — courante, sarabande, galanteries, gigue — vont décliner chacune à sa manière.

L'écriture en est typiquement ornée : appoggiatures, mordants, trilles, lignes élaborées en croches et doubles croches qui coulent d'un bout à l'autre. Froberger en a laissé de mélancoliques dès le XVIIe siècle ; Bach en met en tête de ses Suites françaises, de ses Suites anglaises et de ses Partitas ; Haendel et Couperin suivent l'usage. Le XIXe siècle l'oublie presque — la suite de danses n'est plus de mode — avant que le néoclassicisme du XXe ne revisite l'esprit baroque dont elle relève.

Exemples

Bach — Allemande de la 6ᵉ Suite anglaise BWV 811. Bach — Allemande de la Partita No. 4 BWV 828 (longue, expressive). Couperin — Allemandes des Ordres pour clavecin. Froberger — Allemandes méditatives du XVIIᵉ siècle.

De la théorie à la pratique

Entendre Allemande sous vos doigts

Ces partitions gratuites du domaine public vous permettront de travailler cette notion au clavier.

Partager cette définition

Termes apparentés

·