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forme

Capriccio

Pièce instrumentale fantaisiste, de caractère libre et imprévu, parfois virtuose, parfois humoristique, sans contrainte formelle.

Le capriccio — « caprice » en italien — désigne une forme libre au caractère imprévu, fantasque, parfois franchement bizarre : une musique qui suit les caprices de l'inspiration plutôt qu'un plan préétabli. L'histoire du mot traverse quatre siècles. Aux XVIe et XVIIe siècles, il coiffe des pièces contrapuntiques libres pour clavier (Frescobaldi, Froberger) ; au XVIIIe, des exercices de démonstration virtuose — Domenico Scarlatti, ou le jeune Bach avec le Capriccio sopra la lontananza del fratello dilettissimo BWV 992, page pleine d'humour ; le XIXe romantique en fait une miniature de caractère ; le XXe l'emploie librement, jusque chez Stravinsky.

Au piano romantique, Mendelssohn signe le Capriccio brillant op. 22 et les trois Caprices op. 33 ; Brahms glisse des capriccios dans ses op. 76 et 116, pages nerveuses et emportées face aux intermezzos plus intérieurs ; Tchaïkovski donne un Capriccio italien d'origine orchestrale, souvent transcrit. Brillant, complexe, humoristique ou folklorique : le genre refuse la définition unique. C'est sa raison d'être.

Exemples

Capriccio Op. 76 No. 2 en si mineur de Brahms (intériorité torturée). Capriccio Op. 116 No. 1 et No. 3 de Brahms. Capriccio BWV 992 « sur le départ de son frère bien-aimé » de Bach — composé à 19 ans, programme narratif. Capriccio brillant Op. 22 de Mendelssohn (avec orchestre).

De la théorie à la pratique

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