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forme

Marche funèbre

Marche lente et solennelle, en mode mineur, rythme pointé caractéristique. Accompagne traditionnellement les cortèges funéraires.

Codes et symboles

Tempo lento à grave, mesure binaire (4/4 ou C), tonalité mineure le plus souvent. Le rythme pointé évoque le pas militaire ralenti des cortèges. Les accords sont pleins, souvent en doubles octaves graves à la basse pour suggérer le glas des cloches.

Beethoven inaugure le genre au piano avec la Marcia funebre sulla morte d'un Eroe de la Sonate op. 26 (1801) — déjà avant la Troisième Symphonie "Eroica". Le procédé devient un topos romantique. Chopin compose la marche funèbre la plus célèbre au monde, le troisième mouvement de la Sonate op. 35 (1839), reprise pour les funérailles d'État dans le monde entier.

La structure classique est ABA : marche funèbre proprement dite, trio central plus lumineux (souvent en majeur), retour de la marche. Cette alternance crée un contraste entre deuil et consolation. Liszt et Rachmaninov reprendront le procédé. Mais ça dépend du compositeur — certaines marches funèbres restent monolithiques.

Exemples

Chopin, Marche funèbre de la Sonate op. 35 (1839) — la plus jouée au monde. Beethoven, Sonate op. 26, mouvement III (1801) — le premier exemple notable au piano. Liszt, Funérailles (Harmonies poétiques et religieuses no 7, 1849) en hommage aux martyrs hongrois.

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