tempo
Rallentando
Ralentissement progressif du tempo, souvent abrégé « rall. ». Proche du ritardando, avec parfois une nuance plus large et expressive.
Rallentando dérive du verbe « rallentare », ralentir. La partition demande de laisser le tempo se détendre peu à peu, sans rupture brutale. On l'abrège en « rall. ». Le geste ressemble à celui du ritardando, au point que beaucoup de musiciens les traitent en synonymes.
Y a-t-il une différence ? Les avis divergent. Certains pédagogues voient dans le rallentando un ralentissement qui concerne toute la texture musicale, un élargissement du discours, tandis que le ritardando toucherait plutôt la pulsation. D'autres n'y voient qu'une préférence d'écriture propre à chaque compositeur. Dans la pratique, l'oreille et le contexte décident. Un rallentando en fin de phrase prépare une respiration ; placé avant une reprise, il annonce le retour du thème.
Exemples
Chopin parsème ses nocturnes de ralentissements de ce genre, notamment le Nocturne op. 9 no 2, où la ligne mélodique se détend avant chaque cadence. Schubert, dans ses Impromptus, s'en sert pour ménager les transitions entre sections.