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expression

Scherzando

Indication italienne signifiant « en plaisantant », demandant un jeu léger, enjoué et espiègle, avec un caractère vif et souriant.

Scherzando demande de jouer « en plaisantant ». Le mot vient de l'italien scherzo, la plaisanterie, et l'indication réclame précisément cet esprit : léger, vif, espiègle, un brin taquin. Rien de grave ni d'appuyé. Les notes doivent sembler bondir, sourire, jouer à cache-cache avec l'auditeur.

Contrairement au Scherzo qui désigne un morceau entier, souvent un mouvement de sonate ou de symphonie, scherzando est une simple consigne de caractère qu'on peut poser sur n'importe quel passage. Un thème peut devenir scherzando le temps de quelques mesures avant de reprendre son sérieux.

Concrètement, cela se traduit par une articulation détachée, un toucher léger, des accents malicieux placés là où on ne les attend pas. Mendelssohn est passé maître dans ce registre aérien et fugace, où les doigts semblent à peine effleurer les touches. Mais attention à ne pas confondre légèreté et précipitation : un passage scherzando reste rythmiquement net, sa fantaisie repose sur un contrôle parfait. C'est de l'espièglerie maîtrisée.

Exemples

Le Scherzo de la Sonate Op. 26 de Beethoven réclame un esprit enjoué. Les pièces féeriques de Mendelssohn, comme certaines Romances sans paroles, respirent le scherzando. Schumann glisse des passages scherzando dans ses Scènes d'enfants.

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