expression
Calando
Indication italienne signifiant « en se calmant », demandant simultanément un ralentissement du tempo et une diminution du volume sonore.
Calando — « en s'apaisant » — cumule deux effets : un ralentissement progressif du tempo, comme un ritardando, et une baisse progressive du volume, comme un diminuendo. L'image est celle d'une extinction — flamme qui faiblit, voix qui s'éloigne. Le vocabulaire voisin gradue l'effet : le diminuendo ne touche que le volume, le ritardando que le tempo ; le smorzando (« en s'éteignant ») va plus loin que le calando, et le morendo (« en mourant ») pousse l'évanouissement à son terme.
On le rencontre en fin de phrase importante, à la clôture d'une section avant le retour du thème, ou dans une coda qui s'achève dans l'évanescence. Pour le pianiste, l'exercice est délicat : ralentir et alléger en même temps, sans que l'un déséquilibre l'autre — un double contrôle qui compte parmi les plus subtils de l'interprétation.
Exemples
Chopin marque calando à la fin de plusieurs Nocturnes (Op. 9 No. 2, Op. 27 No. 2). Schumann l'utilise dans les Kinderszenen pour les fins de pièces. Brahms emploie smorzando, son équivalent dramatique, dans les Intermezzi tardifs.