A1B1C2D2E2F2G2A2B2C3D3E3F3G3A3B3C4D4E4F4G4A4B4C5D5E5F5G5A5B5C6D6E6F6G6A6B6C7D7E7F7G7A7B7C8D8E8F8G8A8B8C9A#1C#2D#2F#2G#2A#2C#3D#3F#3G#3A#3C#4D#4F#4G#4A#4C#5D#5F#5G#5A#5C#6D#6F#6G#6A#6C#7D#7F#7G#7A#7C#8D#8F#8G#8A#8

tempo

Smorzando

Indication demandant d'éteindre le son : le volume décroît et souvent le tempo ralentit, comme une flamme qui s'éteint.

Smorzando vient de « smorzare », éteindre, étouffer. Le mot évoque une flamme qui faiblit. Sur la partition, il réunit deux idées à la fois : le son diminue et le mouvement se retire, comme si la musique s'endormait. On l'abrège parfois « smorz. ».

Ce double sens le distingue du simple diminuendo, qui ne touche que l'intensité. Ici, tout se retire ensemble, le volume et l'élan. Le pianiste doit donc doser la pédale, alléger le toucher, laisser les dernières notes flotter avant le silence. C'est une nuance de fin, rarement placée en milieu de phrase. Mais certains compositeurs romantiques l'emploient au cœur d'un passage pour créer une suspension, un moment où le temps semble s'arrêter avant de repartir.

Exemples

Beethoven use du smorzando dans les pages lentes de ses dernières sonates, où la matière sonore semble se dissoudre. On retrouve cet effacement progressif dans les fins de nocturnes de Chopin, et dans les pages intimes des Scènes d'enfants de Schumann.

De la théorie à la pratique

Envie de le jouer ?

Comprendre « Smorzando», c'est bien. L'entendre sous ses doigts, c'est mieux. Des centaines de partitions de piano gratuites du domaine public vous attendent, avec écoute et guide par niveau.

Partager cette définition

Termes apparentés