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articulation

Martelé

Jeu « martelé » : chaque note attaquée avec force et netteté, détachée de la suivante, comme frappée au marteau.

Martelé, du français « marteler », désigne un mode d'attaque où chaque note est frappée avec vigueur et nettement séparée. Le terme vient du vocabulaire des cordes, où l'archet mord la corde d'un coup sec, mais il s'applique aussi au piano, dont le mécanisme repose justement sur des marteaux.

Au clavier, le martelé combine force et détachement. Les doigts attaquent d'en haut, le poignet reste ferme, chaque note sonne pleine puis se coupe avant la suivante. On l'entend dans les passages de bravoure, les octaves puissantes, les accords répétés qui exigent de la puissance. Pourtant le martelé n'est pas le staccato : le staccato joue sur la brièveté, le martelé sur l'accentuation. Une note martelée peut durer, tant qu'elle est frappée avec cette énergie percussive. Le risque, toujours le même, est la raideur ; le poids du bras doit passer malgré la fermeté du geste.

Exemples

Liszt réclame un jeu martelé dans ses grandes pages d'octaves, comme la Rhapsodie hongroise no 2 et le finale de la Sonate en si mineur. On retrouve ce geste percussif dans la « Grande porte de Kiev » des Tableaux d'une exposition de Moussorgski.

De la théorie à la pratique

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