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forme

Passepied

Danse baroque d'origine bretonne, vive et à trois temps, proche du menuet mais plus rapide ; on la trouve dans les suites pour clavier.

Né dans la Bretagne du XVIe siècle — son nom viendrait du geste des danseurs croisant les pieds —, le passepied gagne la cour de France sous Louis XIV et s'installe dans les suites instrumentales. C'est en somme un menuet pressé : même carrure à trois temps, mais un tempo plus vif, une notation en 3/8 et un départ en levée qui lui donne son élan caractéristique. Les compositeurs l'écrivent souvent par paires, un premier passepied suivi d'un second de caractère contrasté, avant reprise du premier — le même plan que le menuet et son trio. Bach l'utilise dans deux de ses grandes suites pour clavier. Puis la danse disparaît avec l'Ancien Régime. Elle refait pourtant surface à la fin du XIXe siècle, quand les compositeurs français se prennent de nostalgie pour les clavecinistes : Debussy clôt sa Suite bergamasque par un Passepied qui n'a plus grand-chose de breton — il est d'ailleurs écrit à quatre temps, entorse assumée à la définition. Le titre évoque alors un esprit plus qu'une règle : légèreté, staccato, élégance un peu ancienne.

Exemples

La Suite anglaise n° 5 de Bach contient une paire de passepieds, le premier en rondeau ; sa Partita n° 5 BWV 829 en place un juste avant la gigue finale. Le Passepied qui referme la Suite bergamasque de Debussy, avec sa basse en staccato régulier, reste le plus connu du répertoire pianistique.

De la théorie à la pratique

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