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theorie

Mélodie

Succession de notes formant une ligne que l'oreille suit et retient : ce qu'on fredonne en sortant d'un concert.

Une mélodie n'est pas une simple suite de hauteurs. Elle se reconnaît à sa forme : un départ, une montée vers un sommet, une retombée, des respirations qui la découpent en phrases comme un texte en propositions.

Au piano, la difficulté est qu'elle ne sonne pas toute seule. Un chanteur ou un violoniste n'a qu'une ligne à produire ; le pianiste doit la faire émerger d'un tissu où ses propres mains jouent aussi l'accompagnement. Cela suppose de donner nettement plus de poids aux doigts qui portent le chant qu'aux autres, geste qui s'apprend lentement.

La mélodie n'est pas toujours à la main droite. Schumann, Brahms ou Rachmaninov la confient volontiers au pouce, à une voix intérieure, ou à la main gauche. Repérer où elle se trouve avant de commencer évite des semaines de travail mal orienté.

Exemples

Dans le Gai laboureur de Schumann, la mélodie est à la main gauche pendant que la droite accompagne. Dans la Vieille chanson française de Tchaïkovski, elle est si dépouillée que tout dépend de la façon dont on la fait chanter.

De la théorie à la pratique

Entendre Mélodie sous vos doigts

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