Niveau
Avancé
Difficulté
8/ 10
Pages du PDF
33
Troisième des Trois études de concert composées vers 1848, cette pièce en ré bémol majeur n'a pas reçu son titre de Liszt : c'est l'éditeur français qui l'a baptisée Un sospiro, un soupir.
Le procédé qui la rend célèbre est simple à décrire et redoutable à réaliser : une mélodie chantée par un seul doigt, tandis que les deux mains se croisent sans arrêt pour dérouler autour d'elle des arpèges continus. L'auditeur entend trois plans sonores là où il n'y a que deux mains.
Liszt conçoit ses études de concert comme de la musique, non comme des exercices : la difficulté y sert une idée poétique, celle d'un chant qui affleure au milieu d'un flot ininterrompu.
La pièce demande une indépendance des doigts considérable et une pédale d'une grande finesse, mais elle reste l'une des plus abordables des grandes pages lisztiennes.
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