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Un Sospiro — Étude de concert No. 3 en ré bémol majeur, S. 144

S. 144 No. 3 · 1849

Franz Liszt

Niveau

Avancé

Difficulté

8/ 10

Pages du PDF

33

Troisième des Trois études de concert composées vers 1848, cette pièce en ré bémol majeur n'a pas reçu son titre de Liszt : c'est l'éditeur français qui l'a baptisée Un sospiro, un soupir.

Le procédé qui la rend célèbre est simple à décrire et redoutable à réaliser : une mélodie chantée par un seul doigt, tandis que les deux mains se croisent sans arrêt pour dérouler autour d'elle des arpèges continus. L'auditeur entend trois plans sonores là où il n'y a que deux mains.

Liszt conçoit ses études de concert comme de la musique, non comme des exercices : la difficulté y sert une idée poétique, celle d'un chant qui affleure au milieu d'un flot ininterrompu.

La pièce demande une indépendance des doigts considérable et une pédale d'une grande finesse, mais elle reste l'une des plus abordables des grandes pages lisztiennes.

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Guide pédagogique

Comment jouer Un Sospiro — Étude de concert No. 3 en ré bémol majeur, S. 144 au piano

Une rêverie qui cache une étude

Un Sospiro est la troisième des Trois études de concert que Liszt publie chez Kistner en 1849. Le surnom, « un soupir », est venu après, mais il colle bien : la pièce respire, monte et retombe comme une vague. Derrière cette douceur se cache pourtant un problème technique précis, celui du croisement des mains.

L'idée est la suivante : la mélodie n'appartient à aucune main en particulier. Elle est jouée tantôt par la droite, tantôt par la gauche qui vient croiser, pendant que l'autre main déroule un arpège continu qui parcourt tout le clavier. L'auditeur doit entendre un chant ininterrompu et lisse, sans deviner le travail de bascule qui se cache dessous.

Comment l'apprivoiser

Commencez par isoler l'accompagnement en arpèges, sans la mélodie. Il doit couler, égal, sans accent parasite, avec une pédale qui lie l'harmonie sans la brouiller. C'est le tapis sur lequel tout repose.

Travaillez ensuite les notes de mélodie seules, en repérant à chaque fois quelle main les prend. Chantez la ligne à voix haute : si vous ne pouvez pas la chanter d'un trait, vous ne la ferez pas entendre d'un trait.

Enfin, réunissez le tout très lentement. Le geste de croisement doit devenir souple et sûr ; toute crispation s'entend immédiatement dans le son.

Le vrai objectif

Ne cherchez pas la vitesse. Un Sospiro n'impressionne pas par ses notes par seconde mais par sa continuité et sa couleur. Le tempo confortable, celui où la mélodie chante sans effort apparent, vaut mieux qu'un tempo tendu où l'on entend les jointures. C'est une pièce qui récompense la patience et le contrôle du son.

Questions fréquentes

À propos de cette partition

Oui, totalement. Cette partition appartient au domaine public : son compositeur, Franz Liszt, est décédé il y a plus de 140 ans (cf. règle d'auteur + 70 ans en vigueur en France et dans l'Union européenne). Vous pouvez la télécharger librement, l'imprimer, la jouer en public, l'enseigner ou la transcrire — sans aucun risque juridique ni redevance.

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