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Gavotte
Danse française élégante en 4/4, caractérisée par une anacrouse de 2 temps, intégrée aux suites baroques de Bach, Haendel, Couperin et Rameau.
La gavotte vient du pays de Gavot, dans les Alpes : danse populaire française que la cour de Louis XIV a policée au XVIIe siècle, avant qu'elle ne s'installe parmi les danses types de la suite baroque. Ses marques : mesure binaire à 4/4 ou 2/2, tempo modéré (96-120 à la noire), caractère aimable et léger, phrases régulières de quatre mesures — et surtout un départ en anacrouse de deux temps, sur le troisième temps de la mesure, qui lui donne son allant. Dans les suites, elle va souvent par deux : une première gavotte, puis une seconde dite musette, avec un bourdon imitant la cornemuse, avant la reprise da capo de la première.
On la trouve chez Bach (Suites françaises BWV 813 et 815, Suite anglaise BWV 808 et sa fameuse gavotte en sol), chez Haendel, Couperin et Rameau. Prokofiev lui rend hommage dans la Symphonie classique, Stravinsky dans Pulcinella. Au piano, elle réclame une articulation détachée et légère, sans pédale lourde — et c'est souvent par elle que le jeune pianiste entre dans le répertoire baroque.